Centrale d’Approvisionnement en Matériel Stérile et Pansements (CAMSP)
CHU Jean Minjoz, Boulevard Fleming, 25000 BESANCON
Introduction : La traçabilité est l’aptitude à retrouver le lien entre un produit et un patient. Afin d’anticiper la réglementation parue au décret du 1er décembre 2006, le CHU a opté pour un logiciel de traçabilité permettant la gestion des dispositifs médicaux implantables (DMI) avec interface CAMSP/blocs. L’objectif de ce travail est d’en dresser un bilan à 9 mois.
Méthodes : Le logiciel permet de suivre toutes les étapes de la «vie» d’un implant dans l’établissement : réception en CAMSP avec saisie du numéro de série et date de péremption, réception par l’unité fonctionnelle utilisatrice, saisie de l’implantation réalisée par l’équipe chirurgicale, déclenchement d’une commande en CAMSP. Les DMI sont ainsi localisables en temps réel. Parallèlement, le logiciel permet le retour des informations demandées par le décret concernant les Contrats de Bon Usage (CBU) dont le code LPPR et le numéro de séjour. Des référentiels d’indications liées aux CBU ont été intégrés au logiciel. En fonction du type de DMI, le système propose une liste d’indications parmi lesquelles le chirurgien fait son choix. Le logiciel est déployé depuis mai 2006 en chirurgie cardio-thoracique.
Résultats-discussion : Une requête temporelle s’étendant du 1er juillet 2006 au 31 mars 2007 a permis de retrouver 296 poses tracées : 165 valves cardiaques, 32 anneaux de valvuloplastie, 45 patchs vasculaires et tissus de renfort, 43 prothèses vasculaires et 11 tubes valvés. La proportion des DMI suivis grâce au nouveau système s’élève à 5% de l’ensemble des actes de traçabilité. Divers points restent à améliorer, en particulier la saisie des informations par lecteur code-barre. Prochainement, les autres blocs seront équipés du logiciel. La prise en compte des particularités liées aux implants et l’organisation des autres blocs fiabiliseront ce système. A ce jour, les résultats obtenus sur un bloc sont positifs, aussi bien en terme d’objectif de traçabilité qu’en terme de retour d’expérience des différents utilisateurs.
Conclusion : L’utilisation de ce logiciel permet à l’établissement de répondre à l’arrêté du 10 février 2007 imposant la traçabilité effective sans délai des valves cardiaques. Il sécurise le circuit des DMI en supprimant les retranscriptions et offre ainsi un gain de temps.
Mots-clés : Informatisation, Circuit, Implants, Traçabilité